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nos investissements routiers

Note de presse

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Publié le 07/22/19 9:19

A la suite de la publication du Rapport final de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CS/CCA) sur la situation financière de l’Etat et l’efficacité des dépenses publiques, pour l’exercice 2017-2018, le Fonds d’Entretien Routier (FER) a pris note de certaines déclarations dans la presse, tendant à le loger à la même enseigne que d’autres organismes publics, dont la gestion se serait révélée calamiteuse et entachée de corruption.

Le FER déplore particulièrement qu’un honorable Sénateur, avant même la communication dudit rapport au Sénat de la République, ait pris le parti de compter ses dirigeants parmi les présumés corrompus contre qui des poursuites judiciaires devraient être engagées.

Le Fonds d’Entretien Routier (FER) s’empresse, en conséquence, de porter à l’attention de la presse en particulier et de l’opinion publique en général, que contrairement aux allégations de l’honorable Sénateur, il n’existe dans le Rapport de la Cour des Comptes aucune observation récriminatoire, qui pourrait mettre en cause l’administration conséquente, qu’il assure des deniers mis à sa disposition.

Pour quiconque prend le temps de parcourir le Rapport de la Cour Supérieure des Comptes, il est très mal à propos, voire malintentionné, de parler de corruption, s’agissant du Fonds d’Entretien Routier.  

Les remarques produites sur le FER, ne renvoient à aucun des méfaits de gestion relevés chez les autres administrations indexées et jugés catastrophiques par le Sénateur. Elles ne concernent que certains aspects des opérations du FER, pas trop bien élucidés, et sur lesquels il conviendra de fournir prochainement des éclaircissements aux auditeurs de la Cour.

Il s’agit d’une part, du respect de la règle d’allocation des ressources, au regard des grands principes de comptabilité par fonds et d’autre part, de la précision relative aux transactions du FER, lesquelles sont toujours libellées en gourdes et jamais en dollars, contrairement à ce que mentionne le Rapport.

Il est important de signaler, pour la gouverne de tout un chacun, que le Fonds d’Entretien Routier est une entité étatique faisant annuellement l’objet d’audit financier, non seulement de la Cour des Comptes, mais surtout de la part de vérificateurs indépendants, recrutés au terme de processus de mise en concurrence.  

Il est également indiqué de rappeler que, selon les exigences de la loi portant sa création, le FER n’exécute pas de travaux d’entretien. Il est tout simplement un Fonds destiné à financer l’entretien préventif des tronçons de routes du pays faisant partie du réseau routier éligible au financement du FER, pour garantir leur durabilité. Ses ressources sont utilisées par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), pour effectuer toutes les interventions programmées en ce sens.

Le MTPTC qui est le Ministère de tutelle du FER, est le seul ordonnateur des dépenses relatives à l’entretien routier et est exclusivement responsable de l’exécution des travaux de réfection. L’entretien routier, qu’il soit courant, périodique ou d’urgence, demeure du ressort du Ministère des Travaux Publics, mais pas de celui du Fonds d’Entretien Routier.

En se référant aux différents cas de gabegie et de mauvaise gestion mis en lumière dans le Rapport, le FER n’a absolument rien à se reprocher. Il n’ira pas jusqu’à chanter Tout va très bien Madame la Marquise, car ses objectifs d’efficacité et d’efficience n’ont pas été pleinement atteints, au cours des exercices audités. Car, les efforts déployés par le MTPTC dans la mise en œuvre des programmes et projets d’entretien, bien qu’appréciables, doivent encore s’amplifier, suivant une dynamique de recherche constante de l’optimum des investissements consentis dans la préservation de nos routes.

Toutefois, il n’y avait pas lieu, honorable Sénateur, d’emboucher la trompette dénonciatrice contre le FER, au risque de clamer de façon précipitée, ce que la Cour des Comptes n’a pas dit. Ce faisant, vous avez placé indûment cette institution dans une catégorie qui n’est nullement pas la sienne, au regard de la discipline administrative qui la caractérise.

Le Fonds d’Entretien Routier profite de cette mise au point, pour réaffirmer son adhésion invariable à une gestion saine, transparente et orientée vers l’amélioration incessante du rapport coût-efficacité de ses opérations, afin de contribuer à la performance des politiques publiques concernant le développement des infrastructures routières.

 

Macul DÉVALIS, Ing.

Directeur Général

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